Mot du Président

Le monde du travail change, c’est le moins que l’on puisse dire ! On entend parler de « rareté de la main-d’œuvre » presque tous les jours dans les journaux ou aux nouvelles télévisées. C’est une réalité qui touche notre société dans son ensemble. Pensons entre autres à la difficulté de recevoir des services de santé ou encore d’éducation, au retard ou à l’annulation de projets de construction ou de rénovation de chantiers routiers, à la fermeture de nombreuses entreprises qui ne peuvent plus opérer par manque de personnel. Croire qu’il s’agit d’un problème qui n’appartient qu’aux employeurs relève de l’utopie. Voilà plutôt un problème auquel les gouvernements, les employeurs et les syndicats ont à réfléchir tous ensemble pour trouver des solutions.

Jetons un regard sur notre réalité ici même à l’Université de Sherbrooke où un problème de recrutement se fait déjà sentir dans différentes catégories d’emplois, notamment en personnel informatique ou de bureau pour ne nommer que ceux-là. Ajoutons à cela la surcharge de travail qui s’opère dans différents services ou facultés depuis les suppressions de postes rendues nécessaires à la suite des compressions budgétaires dans les universités et dans le monde de l’éducation en général.

Malheureusement, d’autres facteurs viennent alourdir notre constat et augmenter les sources d’inquiétudes dans notre milieu de travail. Ceux-ci concernent la détérioration de la santé mentale ou psychologique et physique de nos membres. Citons :

  • l’augmentation de la consommation ou la surutilisation de nos assurances collectives (médicaments, soins paramédicaux, invalidité, etc.);
  • le percutant rapport commandé par le Conseil provincial du secteur universitaire (CPSU) qui démontre une augmentation inquiétante du taux de détresse psychologique chez nos membres;
  • les nombreuses plaintes reçues de nos membres se disant fatigués et inquiets pour leur santé en raison de la surcharge de travail qui leur incombe.

Assurément, il faut qu’il y ait un réinvestissement en éducation et de nouvelles embauches de personnel, mais l’organisation du travail doit aussi faire l’objet d’une réévaluation. Également, des solutions visant à garder nos travailleurs en santé doivent être mises en place sans oublier les personnes en situation de fatigue professionnelle qui doivent être accompagnées plutôt que stigmatisées ou rejetées les poussant vers l’isolement.

Parce que la main d’œuvre, ce n’est pas une ressource inépuisable!

Rock Bélanger, président

 

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