Journée internationale des droits des femmes

La Journée internationale des droits des femmes nous permet de souligner la lutte de celles-ci pour leurs droits et pour réduire les inégalités.

Lorsque l’on regarde dans le passé, il est facile de trouver la première fois où une femme a fait quelque chose… La première fois qu’une femme a eu le droit de voter, la première fois qu’elle a pu utiliser son salaire sans l’accord de son mari ou encore la première fois qu’elle a pu obtenir un prêt à la banque. Il est beaucoup plus difficile de trouver ces renseignements lorsqu’il s’agit des hommes parce que pour eux, cela vient automatiquement à leur naissance.

Saviez-vous que le droit de vote a été accordé aux femmes québécoises en 1940 parce que la majorité des hommes étaient partis à la guerre? D’ailleurs, les femmes ont contribué à l’effort de guerre en travaillant dans les usines d’armement.  Après la guerre, le clergé conseillait fortement aux femmes de retourner à la maison pour s’occuper des enfants et ainsi laisser les postes vacants pour les hommes.

En cette journée internationale des droits des femmes, nous avions envie de vous présenter des femmes qui, chacune à leur façon, ont contribué à nous faire une place dans la société.

Marie Curie, célèbre physicienne et première femme à obtenir un prix Nobel, celui de physique en 1903, prix qu’elle a dû partager avec son mari Pierre Curie également physicien. Elle a reçu à nouveau un prix en 1911, le prix Nobel de chimie.

Simonne Monet-Chartrand a adhéré à la cause féministe lorsqu’elle a appris que les femmes n’avaient pas le droit de voter aux élections et s’est impliquée activement dans les différents débats syndicaux. Elle est venue en aide aux femmes de grévistes et a organisé des comités de secours. Elle a fondé différents organismes féministes défendant les intérêts et les droits des femmes. Elle était l’épouse de Michel Chartrand, grand syndicaliste québécois.

Janette Bertrand, journaliste, comédienne et écrivaine québécoise, a travaillé en collaboration avec son mari sur plusieurs téléromans. À l’époque, la qualité des textes était attribuée à son mari, mais avec les années, il a été découvert que c’est Janette Bertrand qui écrivait ces textes.

Elle s’est également démarquée par des émissions de télévision abordant des sujets sérieux et controversés. Émissions dans lesquelles elle n’était pas qu’animatrice, mais travaillait également à la recherche et au scénario.

Pauline Julien, chanteuse québécoise, souverainiste et féministe. Elle a fait partie des personnes arrêtées et emprisonnées durant les événements d’octobre 1970, en vertu de la Loi sur les mesures de guerre, en raison de son implication politique pour la souveraineté du Québec.

Lise Payette, femme politique, écrivaine, animatrice à la télévision et à la radio canadienne. Tout d’abord animatrice à la télévision, à l’instar de Janette Bertrand, elle a abordé des sujets tabous principalement dédiés aux femmes qui, depuis le début des années 60, prenaient tranquillement leur place.

Elle a débuté sa carrière politique dans les années 70 avec le Parti québécois et est devenue ministre au début des années 80.

Nous devons à Lise Payette la féminisation des titres « la » ministre au lieu de « le » ministre, les congés de maternité et les retraits préventifs, la naissance de la SAAQ. Elle a aussi milité pour les services de garde ainsi que divers centres d’aide pour femmes, dont ceux dédiés aux femmes monoparentales.

Jeanne Sauvé, femme d’État et journaliste canadienne, a été la vingt-troisième gouverneure générale du Canada et la première femme à occuper ce poste de 1984 à 1990.

Manon Rhéaume, gardienne de but de hockey sur glace et olympienne canadienne, a été la seule femme à jouer pour une équipe de la Ligue nationale de hockey (LNH).


En 1906, lorsque Marie Curie devint la première femme à enseigner à l’université française de la Sorbonne, La Presse parisienne publiait ce commentaire.

C’est […] une grande victoire féministe que nous célébrons en ce jour. Car, si la femme est admise à donner l’enseignement supérieur aux étudiants des deux sexes, où sera désormais la prétendue supériorité de l’homme mâle ? En vérité, je vous le dis : le temps est proche où les femmes deviendront des êtres humains.

Cela démontre que les droits des femmes ont progressé depuis 1906 et que le chemin parcouru n’a pas toujours été facile. Mais, en 2019, peut-on affirmer que toutes les femmes du monde sont considérées comme des êtres humains à part entière? Il y a beaucoup de questions à se poser, mais le plus difficile, c’est d’y répondre.

Bonne journée internationale des droits des femmes!

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