Lettre remise à M. Buteau, vice-recteur

Le 4 août 2011

Monsieur Buteau,
Vice-recteur de l’Université de Sherbrooke

Monsieur,

 Le 1er août dernier, l’Université nous avait réitéré sa demande de trêve en nous demandant de nous y engager dès maintenant et sans délai.

L’Université nous mentionnait aussi que «  il ne sera pas possible de « travailler » ou de discuter de ces questions avant que le processus de la cérémonie de la collation des grades ne soit grandement avancée » en vous référant à la date du 8 septembre prochain.

Dans un premier temps, pour répondre à la demande de trêve, nous confirmons que le SEESUS maintient qu’une trêve demeure possible et que la balle est dans votre camp. Nous réitérons aussi qu’une offre qui ferait en sorte d’être comparable à l’Université de Chicoutimi et qui écarterait les travaux d’équité de la table de négociation le temps de finir les travaux, démontrerait votre bonne foi et nous permettrait de continuer les négociations en assurant à l’Université une rentrée et une collation des grades sans souci. Si vous refusez notre offre, le Syndicat n’y trouve pas son compte car seule l’Université retirerait des avantages à la trêve. Je vous rappelle que le travail d’un Syndicat n’est pas de gérer l’insécurité de l’Employeur.

Pour ce qui est de l’impossibilité de travailler ou de discuter, l’Université nous demande dans sa lettre du 19 juillet une trêve du 15 août au 24 septembre. Nous ne comprenons pas que dans cette lettre vous nous demandez « de profiter de ce répit pour accélérer les discussions et tenter d’en venir à une entente satisfaisante entre les parties ». Vous avez aussi publié sur votre site web à la même date que « Conformément à ses engagements et dans le but de favoriser un règlement rapide », maintenant l’Université ne peut plus travailler ou discuter avant la prochaine date de disponibilité du conciliateur, soit le 8 septembre.

Nous rappelons que la date du 8 septembre était connue des parties à la rencontre le 19 juillet. Si les demandes répétées de trêve qui offraient en contrepartie un processus de négociation accélérée n’était pas de la poudre aux yeux ou une arnaque visant seulement à nous faire renoncer à nos droits, prouvez le maintenant. Nous sommes disponibles à recevoir une réponse à notre demande et cela, même sans la présence du conciliateur.

Si l’Université prend d’autres décisions que d’acquiescer à notre demande, nous ne porterons pas l’odieux en lieu et place du décideur.

Nous attendons une réponse rapide de votre part.

Nous vous prions, monsieur le Vice-recteur, d’accepter nos salutations.

Charles Miquelon,
Vice-président relation de travail
Syndicat des employées et employés de soutien de l’Université de Sherbrooke SCFP 7498