Info-négo

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28 avril 2011

Comme nous nous y étions engagés lors de la dernière rencontre de négo. du 30 mars 2011, le SEESUS a déposé une proposition globale pouvant constituer à nos yeux un cadre de règlement acceptable pour les deux parties. Compte tenu du piétinement à la table de négociation et de l’entêtement de l’employeur à s’en tenir mordicus à la politique salariale gouvernementale (PSG), alors que rien ne l’y contraint, le comité de négociation a soumis à la partie patronale un dépôt global de nos demandes, un dépôt vraiment épuré à l’os. Nous avons retenu le salarial et l’intégration de la recherche.

En ce qui concerne le salarial, nous ne demandons que la parité salariale avec les employés de soutien des autres universités au Québec, notamment avec l’Université de Chicoutimi où le coût de la vie est bien moindre. Rien de moins, rien de plus. À l’Université de Sherbrooke, avec le temps et la succession des administrations rectorales, on nous a inculqué le sens de l’excellence, de l’audace et de la réussite. Nous n’accepterons pas de rester les derniers de classe.

Nous demandons également une correction aux échelles salariales des classes 8, 9 et 10 qui s’écrasaient en fin de parcours et perdaient du coup leur légitimité. Il nous semble important de rétablir la linéarité des courbes salariales avec des écarts égaux entre les échelons par souci d’équité.

En ce qui concerne les employées et employés de la recherche, nous ne demandons qu’à les intégrer au sein de la convention collective de l’ancienne Unité 74, suite au jugement du tribunal du travail qui a accepté notre demande de fusion des deux anciennes accréditations «Unité 74» (réguliers) et «Unité 98» (recherche). S’il y avait des visionnaires au sein des décideurs, ils verraient quel potentiel pourrait constituer le personnel de la recherche. Celui-ci pourrait être un atout supplémentaire dans les mains de l’Université quand il s’agit d’attirer et de retenir des chercheurs de calibre. Mais en attendant, nous ne demandons que des conditions de travail décentes pour ce groupe.

Bien sûr, une telle épuration de nos demandes initiales ne peut être qu’intimement liée à la durée de la convention collective. Notre présent dépôt concerne une durée de 3 ans à partir de la date de la fin de la convention collective actuelle, c’est-à-dire décembre 2008. De plus, ce dépôt constitue un tout indissociable où tout est interrelié.

La première réaction de la partie patronale a été de nous dire qu’il y avait de prime abord deux problèmes : la durée de la convention collective et la demande salariale…

La partie patronale  répondra à notre dépôt le 16 mai prochain.