Info-négo

23 février

La partie patronale répond à notre dépôt du bloc 4 en balayant du revers de la main nos propositions sur les lettres d’entente et les annexes, tout en restant campée sur ses propres positions. Ensuite, comme prévu, elle dépose le bloc 5 sur les avantages sociaux et la rémunération. Encore une fois rien de nouveau sous le soleil. Grosso modo, il s’agit des mêmes propositions qu’auparavant, sans aucune lueur d’ouverture. Au niveau salarial, la partie patronale s’en tient mordicus à la politique salariale gouvernementale (PSG). Des augmentations de 0,5% en 2010, 0,75% en 2011 et 1% en 2012 c’est nettement insuffisant.

Devant l’état des négociations, la partie syndicale annonce qu’elle va consulter ses membres. La partie patronale avance alors qu’elle pourrait probablement déposer le 9 mars ses propositions concernant les conditions de travail de l’ancienne unité recherche.

9 mars

Dépôt par la partie patronale du « bloc » recherche. Décidément, tout nous laisse croire que la partie patronale a encore de travers dans la gorge l’accréditation même de l’unité recherche qui date de 1998 et encore davantage la fusion de nos deux accréditations en 2009. Si nous devions accepter les propositions de la partie patronale, il s’agirait d’un recul par rapport à la convention actuelle de la recherche qui est échue depuis 2006. En mots simples, «  nous avons obtenu la fusion, mais on nous propose le recul et l’exclusion ».

Une assemblée générale spéciale du SEESUS a lieu le 16 mars.

22 mars

Le SEESUS annule la rencontre prévue.

23 mars

Une manifestation monstre et historique a lieu devant le pavillon central de l’UdeS. Quelque 800 personnes manifestent leur désaccord face aux propositions salariales de l’employeur. Le SEESUS peut être fier d’avoir organisé la plus grande manifestation de son histoire en regroupant sous le même thème et dans un cri commun, le SEESUS, l’APAPUS et le SPPUS. « Non ! Aux offres salariales. » Le message ne peut pas être plus clair.

30 mars

Aucune allusion à la manifestation. C’est de bonne guerre, mais parfois le silence est très éloquent.

La partie syndicale expose clairement à la partie patronale que ses propositions concernant les conditions de travail du personnel de la recherche sont des plus désolantes et que jamais elles ne seront acceptables. Ensuite, nous répondons au bloc 5 déposé antérieurement par la partie patronale. Notre collègue Roch Bélanger y va d’une démonstration brillante et exhaustive de toutes les études que nous avons menées qui justifient nos demandes salariales (comparaisons des salaires versés dans les autres universités au Québec, comparaisons du coût de la vie à Sherbrooke versus les autres villes universitaires, perte du pouvoir d’achat, etc.) Dans nos comparaisons souvent reviennent Chicoutimi, Trois-Rivières et Rimouski, trois villes où il coûte moins cher de vivre et trois universités où les salaires sont meilleurs que les nôtres.

Suite à notre exposé, la partie patronale qualifie nos comparaisons de boiteuses. Alors qu’à une certaine époque, quand nous nous comparions à des universités de Montréal ou de Québec, on nous disait que nous n’étions pas réalistes et que ce n’était pas le même coût de la vie en « ville », aujourd’hui quand on se compare à Chicoutimi, on nous dit que la comparaison est boiteuse. La partie patronale ajoute en argumentant que ce qui justifie des salaires plus élevés en « régions », c’est que ces universités doivent offrir de meilleurs salaires pour pouvoir attirer les bons professeurs et les bons chercheurs. À comparaison boiteuse, comparaison boiteuse et demie : faudrait-il croire qu’à Chicoutimi ce sont les employés de soutien qui donnent les cours ?…

Suite au constat d’enlisement partagé par les deux parties, nous proposons de préparer un dépôt global sur ce qui pourrait constituer à nos yeux les paramètres d’un règlement acceptable. Ce dépôt aura lieu le 28 avril prochain. Sur ce, la partie patronale nous dit qu’elle sera en mesure de nous répondre dans les 2 ou 3 semaines suivant le dépôt.